Personne ne m’empêchera de rêver… à part moi…

Depuis toute petite, j’ai des rêves plein la tête. Des rêves que je trouve un peu « fous », des rêves qui semblent inatteignables, irréalisables. Pourtant, ils n’ont rien d’extraordinaire.

Oui, quand on me demandait ce que je voulais faire quand j’étais petite, je répondais deux choses : écrivaine ou sinon chanteuse. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré chanter dans ma chambre, prendre une brosse ou tout autre objet de ce style pour faire comme si j’avais un micro ou comme si je m’enregistrais en studio. J’ai pu réaliser ce petit rêve de chanter une chanson en studio (merci à mes anciens collègues pour ce cadeau) mais en grandissant, j’ai eu de plus en plus de mal à oser. À oser chanter, à oser me montrer. Et si jamais je me trompais ? Et si jamais on se moquait de moi ? Et si jamais je passais pour quelqu’un qui se la pète ? Mon rêve s’est petit à petit teinté d’angoisses. Alors je l’ai rangé dans un placard en me persuadant que chanter sous la douche, c’était bien suffisant.

Pour l’écriture, c’est un peu différent mais pas tellement finalement. Depuis que je sais écrire, j’adore jouer avec les mots. J’écrivais régulièrement des nouvelles et j’ai même écrit mon premier livre avec une copine à seulement 12 ans. On ne va pas se mentir, c’était une enquête policière un peu fébrile, mais j’avais pris un plaisir incroyable à l’imaginer. En grandissant, je me suis mise à écrire des poèmes pour sortir ce que j’avais sur le cœur mais aussi pour le garder un peu plus longtemps. Le souci, c’est qu’écrire est très intime, alors je n’osais pas tellement… et puis les poèmes… c’était un poil ringard pour les autres. Alors je me cachais, je gardais tout ce que j’écrivais pour moi dans un cahier, bien dissimulé. Mais ma passion a continué à exister, là, tout au fond de moi, de manière plus discrète et moins assumée. J’adorais les citations et les expressions françaises, faire des liens, faire des jeux de mots, créer. Et ce n’est pas par hasard que je me suis orientée vers la pédagogie pour mon premier travail, car il me permettait d’allier les mots et les images. Malgré tout, l’envie de réaliser ce rêve d’être écrivain revenait sans cesse.

En 2022, j’ai sauté le pas, j’ai écrit un roman en seulement 2 mois. Il n’est pas parfait, il y a certainement quelques coquilles, mais il a été écrit avec le cœur et avec les tripes. Et le titre… ? Le titre n’est autre que « Personne ne m’empêchera de rêver ». Et si pendant de nombreuses années j’ai espéré qu’une maison d’édition me repère ou que mon livre réussisse à se frayer un chemin, cela n’a malheureusement pas été le cas. Avec le recul, je prends conscience qu’une partie de moi n’assumait toujours pas ce rôle : « Non mais tu te prends pour qui à espérer publier un livre ? Tu n’es pas écrivain et tu ne le seras jamais ». Voilà les paroles que je me suis rappelées sans cesse et qui ont scellé un temps le destin de mon roman. Devenir écrivain n’est pas évident, c’est une réalité, mais je me suis mis des tonnes de bâtons dans les roues et je me suis totalement empêchée de rêver… malgré moi. J’espère aujourd’hui pouvoir lui accorder une seconde chance… mais pas uniquement à mon livre… à mon rêve de pouvoir un jour devenir écrivain…

Alors si jamais vous avez envie d’aller jeter un coup d’oeil à mon livre et de découvrir qui est Joséphine Mars, j’en serais ravie car aujourd’hui je n’ai plus honte : https://www.librinova.com/librairie/josephine-mars/personne-ne-m-empechera-de-rever

Pour ce qui est du chant, j’ai finalement compris que mon rêve n’était pas d’en vivre, mais d’apprendre à en profiter. J’ai donc décidé de prendre des cours dans l’école de musique de mon village et de me produire de temps en temps là-bas. C’est déjà un beau challenge que je savoure.

À force de se répéter que les choses n’arriveront pas, qu’elles ne pourront pas exister, c’est exactement l’effet que l’on produit. C’est fou ce que notre cerveau adore avoir raison ! Et on laisse filer nos rêves petit à petit, très souvent par peur, par honte, par culpabilité. Mais une chose est sûre : nos rêves ne peuvent être rêvés et vécus que par nous, et personne n’a le droit de les juger, car tout ce qui vient du cœur est pur et n’a pas à s’excuser.

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