Dix-huit temps 

Ce jour-là, j’étais en colère, j’étais foudroyante
Je suis sûre que tu m’as trouvée chiante
Moi tout ce que je voulais, c’était te contredire
Après tout, t’as toujours su que j’étais une dure à cuire 

Ce matin-là, je suis partie en retard
J’ai même pas pris le temps de te dire au revoir
Moi tout ce que je voulais, c’était me tirer
Après tout, je te reverrais au déjeuner 

Mais voilà, c’était pas la journée pour s’engueuler
Je l’ai compris seulement quand mon téléphone a sonné
Je n’ai pas saisi tout ce qu’il m’ont dit
Apparemment t’étais parti pour la vie

Un, deux, trois
Respire et libère-toi
Quatre, cinq, six
T’as le droit d’être triste

Au début, j’avançais comme un robot
J’avais du mal à mettre des mots
Comment décrire un aussi grand vide
Comment supporter ce trou dans le bide

Tous ces gens qui me dévisagent
Je pouvais pas leur montrer ma rage
Je continuais à sourire comme tu l’aurais voulu
Pour ne pas m’avouer vaincue

Pas un jour sans penser à toi
Même s’il m’arrivait de sourire quelques fois
La vie continue, c’est ce que tu m’aurais dit
Alors pour toi, je sortais tous les jours de mon lit

Sept, huit, neuf
Au début, tu vivras au bluff
Dix, onze, douze
Y’aura pas mal de coups d’blues

Aujourd’hui, ça fait déjà plusieurs années
Et je t’ai toujours pas oublié
Je te vois partout autour de moi
Mais maintenant je pense à toi avec joie

Ton parfum, tes gestes et ta voix me manquent
Je me souviens même plus pourquoi je sortais les tanks
Tout ce que je sais c’est que je t’aimais 
Tout ce que je sais c’est que tu le méritais

Aujourd’hui quand je ferme les yeux 
Je nous revois rire tous les deux
Je m’accroche à tous ces bons moments
Parce qu’eux ils vivront éternellement

Treize, quatorze, quinze
Les larmes d’viendront plus minces 
Seize, dix-sept, dix-huit,
Bientôt y’aura plus besoin d’parapluie