Oser franchir la ligne de départ

Une belle journée de décembre, je suis allée chez le coiffeur (il fallait bien essayer de ressembler à quelque chose pour les fêtes) ! Mais ça, on s’en fout un peu.

Ce qui m’a touchée, ce que j’ai à vous raconter dans cet article, ce n’est pas mon “instant beauté” : c’est ce que j’ai entendu là-bas. C’est bien connu, chez le coiffeur, on entend toujours tout un tas d’histoires de vie.

Nous étions avant Noël. Il aurait dû y avoir de la magie, une belle ambiance, mais au lieu de ça… j’ai ressenti de la peur et un peu de désespoir.

Une femme parlait de sa fille qui ne trouvait pas de travail. Elle était pourtant douée dans son domaine : la direction artistique et la communication digitale. Oui, mais… elle ne croyait pas en elle.

Alors, après plus d’un an à chercher, malgré ses nombreuses qualités, elle en était toujours au même point de départ. (Je dis “presque”, parce que tous les événements que l’on vit nous font forcément avancer, même si on ne s’en rend pas toujours compte).

Pourquoi a-t-elle réagi comme ça ? Parce que croire en soi demande de la confiance. En soi, évidemment, mais pas seulement… Il faut aussi avoir confiance en les autres et en la vie. Il faut cette force intérieure pour se dire que malgré les tempêtes et les déceptions, le soleil reviendra et que les arcs-en-ciel sont bien plus agréables que les ciels couverts.

Au-delà de la confiance, il faut savoir s’autoriser :

Et ça, on ne l’apprend pas à l’école. On y apprend à parler à peu près correctement, à compter, à lire, à écrire… Mais que valent toutes ces compétences si on ne sait pas les accorder à qui l’on est au fond de soi ?

Moi, j’aurais voulu la voir, cette jeune fille. J’aurais voulu lui dire qu’elle a le droit d’exister, qu’elle a le droit d’être. Que le plus important n’est pas de tout faire parfaitement, mais de faire les choses avec passion et envie. Que le plus important, ce n’est pas d’arriver la première, mais d’oser s’élancer.

Si vous voulez arriver un jour à la ligne d’arrivée, il faut d’abord oser franchir la ligne de départ. Pour le reste, ça prendra le temps qu’il faudra.