Et si être soi-même était la façon la plus juste de remplir son monde d’amour ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu vivre des expériences sincères et naturelles avec les gens. Mais surtout, j’ai toujours voulu sentir que les relations que j’avais étaient uniques, spéciales, particulières. Qu’elles ne ressemblaient à aucune autre. Je disais toujours ce que je pensais. Je n’avais jamais besoin de faire semblant, de prétendre être quelqu’un d’autre… du moins, c’est ce que je croyais.

Quand j’étais jeune, j’étais plutôt garçon manqué, j’adorais jouer avec les garçons dehors et faire des cabanes, j’adorais jouer à la console avec eux ou encore invoquer les esprits (ouais ouais, on faisait ça à 9 ans). J’étais toujours pleinement moi-même, c’était facile.

Mais plus les années ont passé et plus c’est devenu compliqué… 

Pourquoi ? parce que quand on grandit, on se fait engloutir par les normes : 

Je n’aimais pas l’alcool, j’aimais les soirées en petits comités et avec mon année d’avance, je me sentais encore trop bébé pour sortir avec des garçons ou troquer mes baskets à scratch contre de belles paires de bottines. 

Malgré les difficultés, je n’avais pas envie de faire semblant, d’avoir de faux amis, d’avoir une vie qui ne me ressemblait pas.

Donc pendant plusieurs années, j’ai réussi à résister. 

Mais… à un moment donné, je me suis sentie rejetée, je me suis sentie à part, seule. Et à force de moqueries, à force de reproches du type “t’es pas drôle”, “t’aimes rien”, “tu es bizarre”, j’ai fini par me taire et tenter de faire un peu comme les autres.

Le pire dans tout ça ? c’est que les gens sont venus un peu plus facilement vers moi… et que quand j’ai vu ça, je me suis dit : 

Le souci, c’est que les gens appréciaient la mauvaise version de moi et moi, je m’étais complètement oubliée en chemin.

Au final, plus personne, pas même moi, n’aimait ma vraie version.

Et en plus de me sentir seule, j’ai fini par me sentir complètement vide. 

Mes émotions se sont mises à péter plus fort qu’un feu d’artifice mal ficelé… sans fin. J’ai mis des années à éteindre les incendies. Puis un jour, j’ai rencontré la bonne version de moi, celle avec qui j’ai appris à apprécier, main dans la main, les feux d’artifice. 

De tout ça, j’en retire une belle leçon de vie : si on doit choisir entre être qui on est vraiment et être aimé, c’est que l’on a pas encore réussi à s’aimer sincèrement soi-même pour faire les bonnes rencontres.