Faites de vos épreuves, vos meilleures amies

Je me sens vraiment trop nulle, je rate tout. Je suis toujours à côté de la plaque.Je ne vais jamais y arriver.

Bravooooo ! Vous êtes doué(e) pour vous auto-flageller et vous saboter !

Le souci ? Ça n’aide pas à garder la lumière en soi. Oui, vous savez… ce petit Lumen qui sert de guide et qui donne envie de se lever chaque matin.

Ces petites pensées et croyances qui tournent dans nos têtes sont normales. Elles sont humaines mais elles ne doivent pas prendre toute la place. Elles ne sont pas faites pour rester.

C’est un peu comme une personne que vous avez croisée une ou deux fois dans votre vie.

Quelqu’un qui adore raconter tous les malheurs qui lui arrivent, qui cherche désespérément quelqu’un à qui se plaindre, et qui vient sonner à votre porte à l’improviste… alors que vous êtes en train de commencer une super activité. Sur le coup, vous n’avez pas trop envie. Mais vous l’accueillez quand même. Parce que bon… vous êtes un peu gêné(e).Vous ne pouvez pas faire comme si vous ne l’aviez pas vue : elle est là, sous vos yeux.Vous n’allez pas la mettre à la porte sans l’avoir écoutée. Et puis laisser les gens à la porte, ce n’est pas très poli.

Alors tant pis.

Vous mettez en pause le dernier épisode de votre série préférée, vous la laissez entrer et vous l’écoutez se plaindre. Vous essayez de trouver des excuses pour qu’elle s’en aille et que vous puissiez reprendre votre activité. Parce que même si ça vous fait un peu de bien de discuter avec elle, elle n’est pas toujours très gaie. Et elle a ce don pour vous saper le moral.

Mais ce n’est pas si simple. Elle ne se lève pas du canapé. Et vous, vous vous sentez un peu impuissant(e) face à la situation. Finalement, elle reste passer la nuit. Puis plusieurs jours. Parce qu’elle se sent bien avec vous. Vous êtes compréhensif(ve), c’est génial. Et puis… c’est l’enfer. Vous ne voyez plus qu’elle. Vous ne pensez plus qu’à elle. Votre empathie s’épuise, la frustration s’installe.

Mais comment faire alors ???

Laissez-moi vous donner ma petite technique pour se débarrasser des personnes nocives et indésirables qui viennent assombrir votre intérieur.

Les laisser s’exprimer, c’est chouette mais il ne faut pas les laisser rentrer. Ça peut paraître abrupt mais discuter sur le palier, ce n’est pas impossible.

Rappelez-vous : vous ne souhaitez pas entretenir de relation avec cette personne, vous êtes occupé(e) et vous avez le droit de ne pas avoir le temps ni l’envie.

Comme vous êtes quelqu’un à l’écoute, vous lui laissez la possibilité de s’exprimer… mais devant la porte. Et puis parfois, vous vous rendez compte qu’il est nécessaire de creuser, de prendre un peu plus de temps. Peut-être alors, et seulement dans ce cas-là, que vous pouvez lui proposer d’entrer et de s’asseoir sur le canapé. En acceptant que cela prenne le temps qu’il faut. Que vous devrez la laisser s’exprimer en toute liberté.

Puis, organisez une fête. Invitez tous vos meilleurs copains. Ceux qui rigolent tout le temps. Ceux qui vous font du bien. Vous verrez : ça la fera décamper pour trouver un autre hôte.

Ces meilleurs copains, ce sont vos jolies pensées. Et notamment toutes celles qui vous rappellent que vous avez déjà été fort(e). Que vous avez déjà su trouver des solutions.

Oui, faites le point. Non pas sur vos compétences. Mais sur tout ce que vous avez déjà vécu. Tout ce que vous avez dû affronter. N’y voyez pas de la tristesse ou de l’échec. Voyez-y de la force. De la résilience. Parce si vous êtes encore là aujourd’hui, c’est que vous êtes resté(e) le propriétaire de votre espace.

Et même si vous avez eu plusieurs colocataires, vous avez appris à les connaître, à leur parler… et à trouver comment leur faire décoller les fesses de votre canapé.

On a souvent tendance à oublier ses meilleurs amis. Parce qu’on ne les a pas vus depuis longtemps. Ou parce qu’on pense qu’ils ne sont plus disponibles.

Et pourtant… Ils sont toujours là quand on a besoin d’eux.